NEW YORK (Reuters) - Eastman Kodak, premier fabricant mondial de pellicules photo, a fait état d'une hausse de son bénéfice
trimestriel grâce à la croissance de son activité dans le numérique et à la faiblesse du dollar.
Le groupe américain, qui négocie actuellement le délicat virage depuis la photographie traditionnelle, avec une pellicule argentique,
vers le support numérique, a dégagé au premier trimestre un bénéfice net de 28 millions de dollars, soit dix cents par action, contre
12 millions (quatre cents/action) un an plus tôt.
Hors coûts liés à des éléments exceptionnels, le BPA ressort sur la période à 26 cents. Hors plus-value de 11 cents par action sur un
crédit d'impôt, et en ôtant une charge liée à une acquisition récente, le bénéfice opérationnel du trimestre ressort à 18 cents par
action.
Les analystes interrogés par Reuters Research tablaient en moyenne sur un BPA de 17 cents.
Le chiffre d'affaires a augmenté de 11% au premier trimestre à 2,92 milliards de dollars, contre 2,64 milliards sur la période
identique de l'an dernier. Hors effet bénéfique de la baisse du billet vert, qui gonfle de chiffre d'affaires réalisé hors des
États-Unis, le C.A. ressort en hausse de 5%.
Kodak a fait état d'une hausse de 44% sur le trimestre de son chiffre dans le numérique, contre une baisse de deux pour cent dans
l'argentique. Dans les deux cas, ces résultats sont meilleurs que prévu, a précisé le groupe de Rochester, dans l'État de New York.
Le chiffre d'affaires du segment Digital and Film Imaging a progressé de sept pour cent à 1,93 milliard de dollars, et celui de
l'imagerie médicale augmenté de 15% à 631 millions.
Pour le deuxième trimestre, Kodak table sur un bénéfice par action de 55 à 65 cents hors exceptionnels, conformément aux
attentes des analystes interrogés par Reuters Research.
Pour l'ensemble de l'année, le groupe a relevé sa prévision de bénéfice d'exploitation à 2,15-2,45 dollars par action, alors qu'il
l'attendait jusqu'ici entre 2,05 et 2,35 dollars, en grande partie grâce au crédit d'impôt du premier trimestre.
Les analystes ont prévenu qu'il pourrait être difficile pendant un moment de jauger avec précision la santé financière de Kodak, vu
le caractère mouvant de son périmètre. D'une part, le groupe supprime des emplois et des divisions où la croissance est jugée trop
faible, et d'autre part il acquiert des activités et embauche sur les segments plus prometteurs.